NOUVELLES SYLPHIDES : COUP DE JEUNE DES RÉSIDENCES SÉNIORS

Services repensés, mode de gestion réformé, résidents consultés... Inaugurées en juin 2016 à Tourcoing, les Nouvelles Sylphides symbolisent le renouveau des résidences pour seniors. De bon augure alors que le nombre de seniors autonomes devrait croître de 2 millions d’ici 2030.

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La deuxième jeunesse des (Nouvelles) Sylphides

Les Nouvelles Sylphides sont le résultat d’un partenariat inédit en France entre Sergic et un copropriétaire majoritaire, Foncière de l’érable, filiale immobilière du Crédit Agricole Nord de France. Inaugurée en juin 2016, agrandie et transformée, cette résidence pour seniors autonomes connaît une deuxième jeunesse. Initiés, réalisés et financés par Foncière de l’érable, les travaux ont permis l’extension de la résidence – qui passe de 65 à 114 logements –, sa rénovation et la création de nouvelles parties communes, pour un investissement de 7,8 millions d’euros. Sergic assure pour sa part la commercialisation, la gestion des appartements et le rôle de syndic tout en déléguant l’exploitation des Nouvelles Sylphides à Valestia, spécialiste des résidences seniors. Résultats : un mode de gestion repensé, des prestations améliorées et un cadre de vie renouvelé.

Nicolas Beun, directeur Sergic entreprises Nord et Île-de-France, explique : « notre volonté était de créer un lieu où chacun d’entre nous serait prêt à installer ses parents, car ils y vivent bien et en bonne compagnie ». Concrètement, les logements sont agrandis (du T1 au T3, de 40 à 65 m2), adaptés au vieillissement et au goût personnel des résidents (décoration, mobilier, etc.). Les résidents profitent d’activités diversifiées : gym douce, luminothérapie, informatique, jeux de mémoire, etc. Et choisissent les services dont ils ont vraiment besoin, comme le souligne Nicolas Beun : « grâce à l’augmentation du nombre de résidents, la restauration n’est pas incluse de facto dans les charges qui pesaient auparavant sur les habitants. Les résidents bénéficient d’un forfait de base qui comprend par exemple une équipe d’auxiliaires de vie disponible 24 heures sur 24, des animations, un accès aux parties communes et à Internet. S’ils le souhaitent, ils peuvent aussi opter pour un service de restauration, assuré à la carte par un chef cuisinier et pour des activités spécifiques ». Enfin, le rez-de-chaussée de la résidence accueille des cabinets médicaux et paramédicaux.

Les résidences seniors ont de l’avenir

Pour Nicolas Beun, « cette opération partenariale, impulsée par un copropriétaire majoritaire, a permis de redonner un second souffle à cette résidence ». A la lueur de cette première nationale, il résume les ingrédients de réussite d’une résidence senior : «souvent, on intègre une résidence senior en cas d’accident de la vie : une perte d’autonomie – même légère –, le décès d’un conjoint, etc. De quoi a-t-on besoin à cette étape ? D’un logement adapté et agréable, d’un espace correct, d’un peu plus de balcons dans les résidences, d’espaces verts propices aux promenades… L’avenir de ces résidences se trouve enfin selon moi dans le lien que nous serons capables d’y créer, car elles abritent des communautés d’habitants aux besoins spécifiques, qu’il s’agit d’animer pour les aider à bien vivre ».

La Foncière de l’érable et Sergic ont donc visé juste, en ciblant un marché prometteur et en répondant aux aspirations de seniors à rester actifs. Les investisseurs montrent d’ailleurs un intérêt croissant pour l’avenir des résidences services pour seniors : entre l’entrée des baby boomers dans l’âge du « papy-boom » et l’allongement de l’espérance de vie en bonne santé, l’INSEE prévoit que le nombre de seniors autonomes (75-84 ans) devrait croître de 2 millions de personnes d’ici 2030 en France.