Après le Rose de Cascia lancé cet été et avant La Trinité qui sera mis à l’eau en janvier 2018, le Marmouset III, l’un des trois navires armés par la Scopale, a pris la mer ce 4 novembre 2017. Long d’une vingtaine de mètres, équipé pour la pêche à la senne (encerclement d’une zone de pêche), au chalut ou à la drague à coquille, le bateau est doté des dernières technologies marines. Lignes de travail, double moteur pour une moindre consommation de carburant, et outils informatiques tels qu’un système Wi-Fi, tout est pensé pour améliorer le confort de l’équipage et l’efficacité de la pêche, dans un esprit responsable.

Des navires high-tech et des investissements partenariaux

High-Tech, les trois navires sont par ailleurs le fruit d’investissements partenariaux : la Scopale, armement de type coopératif qui finance des navires de pêche sous forme de copropriétés avec des artisans pêcheurs, assure 60 % des investissements aux côtés de patrons-navigants. Un partenariat indispensable à des pêcheurs qui ne peuvent pas toujours assumer seuls le coût d’un navire comme le Marmouset III (2,5 millions d’euros)*.

L’appel de la (filière) mer

Une dynamique innovante et partenariale porteuse d’avenir dans une région où la pêche offre un gisement d’emplois important. Forte de l’un des premiers ports de pêche français, Boulogne Calais, dotée d’une façade maritime de 210 km, la région Hauts-de-France compte 170 entreprises de pêche traditionnelle pour 900 emplois embarqués ainsi que 5 000 emplois dédiés au mareyage et à la transformation des produits de la mer.

Plus largement, c’est le secteur maritime dans son ensemble – pêche, aquaculture, entreprises de transformation, marine marchande, énergies marines, etc. – qui recèle de promesses de croissance pour l’avenir. Aujourd’hui, le secteur emploie en France 820 000 personnes et contribue à l’économie française à hauteur de 270 milliards d’euros par an, selon une étude de février 2017 du Boston Consulting Group. Et les perspectives sont alléchantes, comme l’explique au journal Le Monde Vincent Bouvier, Secrétaire général de la mer auprès du Premier ministre : « les études montrent que le chiffre d’affaires maritime mondial pourrait doubler d’ici à 2030, notamment grâce à l’essor des énergies marines et du transport par conteneur ».

De quoi donner envie aux investisseurs de se jeter à l’eau ?

*Cette série de trois bateaux de pêche a été financée par le Crédit Agricole Nord de France pour développer la filière mer avec une double intervention auprès de la SCOPALE et des artisans pêcheurs