ELISE, gisement d’idées

Social, écologie et business : le Groupe ELISE, leader de la collecte de déchets de bureau, conjugue les trois sous une même bannière, avec panache et non sans ambitions.

Temps de Lecture : 2 minutes

Pour ELISE, les déchets sont un terreau fertile sur lequel croissent des intérêts business, sociaux et écologiques. Depuis 1997, l’entreprise fondée par Alexis Pelluault et Bruno Meura à Wambrechies (59) garde le cap : donner un emploi stable aux personnes en situation d’handicap et/ou difficulté d’insertion, par la collecte et le recyclage des déchets de bureau

Alexis Pelluault-dirigeant ELISE
Alexis Pelluault a co-fondé ELISE en 1997

En 2019, son réseau emploie 485 personnes, dont 80 % en situation de handicap, en CDI. Depuis 2008, ELISE a essaimé dans 41 sites en France, sur le modèle de la franchise – une idée peu orthodoxe dans l’économie sociale, mais assumée. Au total, le réseau ELISE collecte 20 000 tonnes de déchets par an, sur 14 000 sites clients à travers la France, pour un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros et une croissance à deux chiffres.

Pour Alexis Pelluault, ces résultats sont un tremplin, pas un aboutissement. Sur son bureau, 14 projets explorent le champ des possibles pour emmener ELISE toujours plus loin.

Des projets à foison

Car ELISE s’aventure aujourd’hui “ au-delà de son coeur de métier ”, comme l’exprime Alexis Pelluault. En témoigne l’intérêt croissant porté aux consommateurs finaux, quand l’entreprise, jusqu’à présent, n’a travaillé qu’en B2B. “ Les consommateurs de notre service attendent qu’on leur raconte une vraie histoire, qui parle à leur valeur ”, juge le chef d’entreprise. 

Pour raconter cette histoire, ELISE a des atouts, dans lesquels elle continue d’investir. Le Groupe ELISE réfléchit, par exemple, à transformer la collecte en hyper-centre. Alexis Pelluault évoque des modes plus écologiques de collecte, des triporteurs, des véhicules électriques…

Autre amélioration continue, ELISE, qui collecte aujourd’hui 13 flux différents (canettes en métal, bouteilles en plastique, cartouches d’encre, papiers, etc.), continue de chasser les déchets en mélange. “ On cherche à développer des services autour des biodéchets et à mieux valoriser les plastiques ”, témoigne le co-fondateur.

L’emploi dans le viseur

Mais ELISE étant ELISE, ces projets n’ont de sens que s’ils créent de l’emploi. Alexis Pelluault le rappelle : “ Le business n’est que la conséquence d’une cause qui est, pour nous, de donner du boulot à des gens qui en sont éloignés ”.

Les salariés d’ELISE bénéficient de formations et d’un accompagnement sur mesure. Objectif : développer les compétences de tous et insérer durablement.

A l’heure où l’entreprise achève son déploiement à l’échelon national – l’objectif de 45 sites ELISE sur toute la France étant bientôt atteint – le défi reste de préserver sa cohérence et son ADN. “ La “crainte” majeure, c’est que le projet initial soit dévoyé. Mais nos franchisés sont tous des entreprises adaptées ou des entreprises d’insertion, qui partagent nos valeurs. C’est notre meilleure garantie. ”

Une garantie et une force, que le Groupe emporte dans tous ses projets en France. Et prochainement à l’international, un futur terreau qui alimentera, à n’en pas douter, de nouvelles idées pour ELISE.

Déchets, recyclage : un contexte en mouvement

ELISE se positionne sur un marché en transformation profonde, une opportunité pour l’entreprise. “ Aujourd’hui, les grands acteurs de la récupération passent du métier de négoce de la marchandise à celui de la valorisation et de la transformation des produits. Ça laisse une place à des collecteurs comme nous qui sommes un maillon de la chaîne, à même de faire le lien entre les producteurs de déchets et les centre de valorisation ” explique Alexis Pelluault.