PÂTISSERIE MÉERT, QUATRE SIÈCLES D’INNOVATION

En vingt ans, Méert, pâtisserie lilloise chargée d’histoire, a multiplié son chiffre d’affaires par 10, à hauteur de 10 millions d’euros. Son secret ? L’entreprise née au 18e siècle sait se réinventer au fil du temps.

devanture de la pâtisserie Méert
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Propriétaire de la pâtisserie Méert depuis 1996, Thierry Landron est à la tête d’une institution qui a vu se succéder plusieurs générations de pâtissiers à travers quatre siècles d’histoire. Le directeur de la maison concilie authenticité, savoir-faire artisanal et innovation à travers des créations culinaires contemporaines, précise les Echos. Aujourd’hui, l’institution s’est développée notamment à Roubaix, Paris, Saint-Germain-des-Prés et Bruxelles. Elle emploie plus de 120 salariés en France et à l’étranger, exporte ses pâtisseries dans le monde entier et propose salons de thé, traiteur et restaurant gastronomique.

Une pâtisserie portée par un vent nouveau

Depuis plusieurs années, l’enseigne aime se réinventer. Sa stratégie : façonner régulièrement de nouveaux produits en fonction des saisons, les « EphéMéert », mais aussi prêter son nom et ses locaux à des événements et réceptions culturels dans l’air du temps. La maison Méert a ainsi accueilli des artistes connus du grand public tels que Calogero et Julian Perretta dans le cadre de concerts intimistes. Elle a aussi participé au Video Mapping Festival de Lille le 23 mars dernier, une expérience immersive en 360°à l’intérieur de sa boutique.

Des projets en gestation

D’ici 2019-2020, Méert s’apprête à vivre un grand bouleversement dans son organisation. En 2017, la Voix du Nord annonçait que ses unités de production, actuellement implantées dans le Vieux-Lille, seront déplacés sur Fives-Cail, une ancienne friche industrielle pleine reconversion. Une manière de produire plus, de développer un centre de formation et de gagner en efficacité de production. Autre projet de l’enseigne : se développer à l’international, notamment à Londres. Dans la même impulsion, la boutique historique du sous-sol de la rue Esquermoise pourrait faire l’objet d’un musée vivant, rapporte les Echos. Objectif : affirmer son identité, faire perdurer la tradition de Méert et, d’ici 2020, accroître sa croissance de 25 % selon son propriétaire Thierry Landron.