Groupe NAT, câblé pour le succès

Spécialiste des réseaux, le Groupe nordiste NAT affiche après seulement trois ans d’existence 4 millions d’euros de chiffres d’affaires et ambitionne d’employer 300 personnes à horizon 2024.

Thibault Nicollet, dirigeant du groupe NAT
Thibault Nicollet dirige le groupe NAT
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Qui se soucie des canalisations et des réseaux qui passent sous nos trottoirs ? « Notre confort tient de l’invisible », note le Groupe NAT sur son site internet. Installée à Seclin (59), l’entreprise s’est fait un métier de rendre ces réseaux « visibles » pour ceux qui les réparent ou les étendent (Enedis, GrDF, Eiffage, Vinci ou Bouygues construction, des collectivités, etc.).

Depuis trois ans, le Groupe NAT s’est installé dans le paysage des réseaux comme une référence, spécialiste de la réglementation anti-endommagement de 2012, qui oblige les concessionnaires à géo-référencer, cartographier les réseaux et à déclarer ces informations lors de travaux – avec la sécurité des chantiers en enjeu principal. Groupe NAT est la seule société en France capable d’accompagner ses clients dans tous ces domaines. Résultat, depuis 2016, le groupe est passé de quatre à 60 personnes et affichera fin 2019 un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros. Soit une croissance proche de 40 % en un an.

A l’écoute de ses propres réseaux

A quoi tient ce succès ? D’abord à sa capacité d’écoute du marché. Ancien salarié d’un bureau d’études, Thibault Nicollet crée Groupe NAT avec l’envie de lancer sa propre société. L’oreille attentive aux problématiques clients, l’entreprise déploie une série de solutions : un bureau d’études et de conception, un centre de formation, puis un service de gestion des documents de chantier, nommé DICT-Assistance – du nom d’un document de chantier. Ce service « reçoit aujourd’hui près de 7 000 demandes par jour », selon l’entrepreneur. Il est d’ailleurs utilisé par Altice, maison mère de l’opérateur SFR, et est devenu l’un des moteurs du développement de l’entreprise.

Les hommes dans les tuyaux

Toujours en anticipation, l’entreprise s’intéresse déjà aux technologies de l’intelligence artificielle, en imaginant ce que deviendront les métiers des réseaux dans la smart city de demain.

Surtout, Groupe NAT sait donner à chacun de ses salariés la liberté de trouver des réponses aux problématiques qu’ils croisent sur le terrain. Ici, « on ne demande pas une pensée unique », argumente le patron, « je dis aux équipes : si vous avez des solutions, proposez ! ». L’humain, comme ressource et moteur de l’entreprise, est une donnée fondatrice pour Thibault Nicollet. Il insiste : « ma plus grande difficulté aujourd’hui est d’accompagner les salariés présents au démarrage pour ne perdre personne en route. Nous avons un plan de croissance à cinq ans qui prévoit d’atteindre 300 salariés, mais si nous perdons la moitié de l’effectif au passage, je n’aurais pas réussi. »

Vu la croissance actuelle de l’entreprise avec des bureaux à Paris, Lyon, Marseille, et un déploiement de ses services à l’échelle nationale, le choix semble tant porteur de sens que de résultats. « Je rêvais d’un bureau d’études de 20 personnes après trois ans. Aujourd’hui, nous sommes 60 et les salariés se donnent pour la boîte. Ça n’a pas de prix. », conclut Thibault Nicollet, l’avenir devant lui.