Boralex : un refinancement historique dans les énergies renouvelables

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Le canadien Boralex, très implanté dans les Hauts-de-France, accélère son développement grâce à la plus grande opération de refinancement jamais menée dans les ENR en France. Décryptage en trois points.

Qui est Boralex ?

C’est à Blendecques, dans le Nord, il y a plus de 20 ans, que le canadien Boralex est arrivé en France, sur le marché des énergies renouvelables. Aujourd’hui, la société, cotée à la Bourse de Toronto, est le premier opérateur indépendant de l’éolien terrestre en France. Avec 61 installations, son parc français peut couvrir la consommation annuelle de 500 000 foyers (1014 MW).

Boralex, ce sont aujourd’hui 2000 MW installés dans le monde et une expertise dans la production d’énergie (éolienne, hydroélectrique, solaire et thermique).

Pourquoi une opération de refinancement ?

Le refinancement mené fin 2019 par Boralex est une opération financière unique par son ampleur, la plus grande opération de ce genre jamais menée en France dans le secteur des ENR. Son montant : 1,1 milliard d’euros.

Concrètement, l’opération permet au canadien de simplifier la gestion de ses crédits, et surtout de libérer des ressources financières, pour réinvestir dans de nouveaux projets de développement. C’est tout l’intérêt des opérations de refinancement, un outil financier intéressant à mobiliser dans une stratégie visant à réduire les coûts financiers d’une part, tout en poursuivant les investissements d’autre part.

Objectif : croissance

Avec les ressources libérées, Boralex veut accélérer son développement, notamment en Europe. La société s’est fixé quatre objectifs principaux :

  • poursuivre sa croissance en Europe et en Amérique du Nord sur les marchés porteurs pour les énergies renouvelables – et notamment en France – et atteindre une puissance de 2800 MW installée d’ici 2023
  • poursuivre sa diversification, vers le solaire et le stockage de l’énergie
  • investir le marché de la vente directe d’énergie, en B2B
  • optimiser ses coûts.

Ceci dans un contexte où les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables sont en hausse et où le marché français évolue. Pour rappel, les énergies renouvelables devront représenter 32 % de la consommation finale brute d’énergie en France à horizon 2030, selon l’objectif fixé par la loi relative à la transition énergétique. En 2018, cette part s’élevait à 16,3 %.