AES DANA AVANCE SES PIONS SUR LE MARCHÉ DE LA MÉTHANISATION

En 2011, AES Dana diversifie ses activités par la méthanisation. Six ans après avoir signé sa première installation, le pari est gagnant : l’entreprise est devenu l’un des leaders sur ce marché en plein boom.

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Mise à jour du 6 février 2018
AES DANA vient de bénéficier d’un investissement de 1 million d’euros du fonds CAP3RI, société d’investissement qui accompagne le développement des entreprises au cœur de la troisième révolution industrielle en Hauts-de-France. Pour l’entreprise, cet investissement renforcera son positionnement sur le marché de la méthanisation. D’ici 2020, elle prévoit de doubler son chiffre d’affaires et de renforcer ses équipes grâce à une vingtaine de recrutement.

Avec des perspectives d’investissements à 7 chiffres et une levée de fonds en cours auprès de la BPI, de Finorpa et du Crédit Agricole Nord de France, AES Dana est en train de conforter sa place de leader parmi les constructeurs d’unités de méthanisation en France. « Le coup de feu c’est maintenant : on a 13 chantiers en même temps, 40 dans les tuyaux, et on a étudié 110 dossiers cette année… » livre Claude Pruvot, associé et directeur de la branche Energies de la société. En regard des 56 unités installées depuis les débuts de l’activité en 2011, ces chiffres témoignent du dynamisme de la croissance de la PME de Saint-Laurent-Blangy.

Une migration du métier

C’est à Claude Pruvot que la société doit sa diversification sur le marché montant de la méthanisation. A l’origine, AES Dana est spécialiste de la transmission électronique. Reprise en 2004 par des salariés, l’entreprise structure ses activités en trois branches : les courants faibles et le câblage VDI, les réseaux et systèmes informatiques, et les énergies. Pour Claude Pruvot, les compétences en électricité, en informatique et en process industriels de la société s’appliquent naturellement à la méthanisation. « C’est une migration du métier », relève le dirigeant. D’où l’organisation – très rapide – de la montée en compétence de l’entreprise, en biologie, maintenance ou encore accompagnement des travaux. Non seulement AES Dana est passée de 18 salariés en 2004 à 70 aujourd’hui mais a aussi appris à coopérer avec un tissu de partenaires nationaux.

Petit à petit, l’entreprise dompte tout le processus et livre désormais des solutions clés en main. L’accompagnement à chaque étape depuis la construction du digesteur jusqu’aux logiciels de suivi et de pilotage de l’exploitation devient sa force.

Des projets plein la tête

Dans sa lancée, AES Dana profite du dynamisme du secteur en Hauts-de-France, région qui ambitionne de devenir la première région européenne pour la production de biogaz injecté dans le réseau de gaz naturel. « Le plus grand défi c’est la pérennité : il faut préparer l’avenir du biogaz », et toujours rester innovant, et s’appuyer sur des savoir-faire à la pointe. « Des projets on en a plein la tête, le captage du CO2, le stockage de l’hydrogène, la valorisation optimum du gaz, etc. ». Des développements sont aussi envisagés à l’international : « On a une forte demande en provenance des pays africains. Et en 10 mois j’ai fait plus de développement en Belgique qu’en 10 ans en France… ». La société envisage ainsi atteindre prochainement un rythme de croisière d’installation, de suivi et d’accompagnement de 25 à 30 stations par an.